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Acte III de la mobilisation sociale : les derniers développements
information fournie par AFP 31/10/2026 à 23:00

Des manifestants lors de la nouvelle journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, le 31 octobre 2026 à Marseille  ( AFP / Miguel MEDINA )

Des manifestants lors de la nouvelle journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, le 31 octobre 2026 à Marseille ( AFP / Miguel MEDINA )

Voici les derniers développements de l'acte III de la mobilisation pour "le pouvoir d'achat et la défense des services publics", à l'appel d'anciens gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants.

Cette nouvelle journée intervient cinq jours avant la journée de grèves et de manifestations à l'appel de l'intersyndicale du jeudi 5 novembre.

Nuñez : "les cortèges se sont bien déroulés" malgré "la violence inouïe" de certains casseurs

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a estimé que les "cortèges" se sont "bien déroulés" malgré "la violence inouïe" de groupes de casseurs, visant des groupes "d'ultragauche" qui ont pris à partie les forces de l'ordre.

Le ministre de l'Intérieur a qualifié devant la presse "de tentative de meurtre" l'attaque au cocktail molotov contre un gendarme mobile qui a été "simplement blessé léger".

Le Pen et Retailleau dénoncent un acte "insupportable"

Le bas de l'uniforme d'un gendarme mobile prend feu après le jet d'un engin incendiaire à Paris le 31 octobre 2026. Le gendarme a été "simplement blessé léger", a déclaré le ministre de l'Intérieur. ( AFP / Sameer AL-DOUMY )

Le bas de l'uniforme d'un gendarme mobile prend feu après le jet d'un engin incendiaire à Paris le 31 octobre 2026. Le gendarme a été "simplement blessé léger", a déclaré le ministre de l'Intérieur. ( AFP / Sameer AL-DOUMY )

Les candidats à l'élection présidentielle Marine Le Pen (Rassemblement national) et Bruno Retailleau (Les Républicains) ont dénoncé samedi un geste "insupportable" après la diffusion d'images montrant un membre des forces de l'ordre recevant un jet de cocktail molotov à la fin de la manifestation parisienne.

"Les auteurs de cette attaque doivent être retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité", a écrit sur X Marine Le Pen en remerciant les forces de l'ordre pour leur mobilisation.

"Celui qui a fait ça doit en répondre. Il s'agit d'une tentative de meurtre", a écrit pour sa part le patron des LR et ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau.

520 interpellations

A 20H00, le ministre de l'Intérieur a dénombré 520 interpellations sur tout le territoire.

Des interpellations ont été enregistrées dans plusieurs villes, de Toulouse (28) à Metz (11, 8 placements en garde à vue).

Lors de la précédente mobilisation, le 24 octobre, 768 interpellations avaient été réalisées en fin de journée pour 385 au même moment le 17 octobre.

Le ministre a expliqué qu'il y avait eu 40.000 contrôles en amont, dont 15.000 dans l'agglomération parisienne.

Dispersion à Paris

"La situation est calme dans l’ensemble de l’agglomération parisienne", a indiqué la préfecture de police qui maintient ses dispositifs de contrôles "pour dissuader toute violence et exaction".

Dans la capitale, la manifestation s'est dispersée à 18h15. Quelques cortèges ont déambulé sans créer de désordre. Invités à se disperser, ils ont quitté les lieux.

Dans la soirée, la préfecture de police de Paris a fait état de cinq membres des forces de l'ordre blessés dont trois par des jets de cocktail molotov, mais a ajouté que la situation à 21H00 était "calme dans l'agglomération parisienne".

Marseille : début de soirée agitée, le maire appelle la population à se mettre en "sécurité"

Dans le centre de Marseille, des dizaines de jeunes, certains habillés en noir, font face aux forces de l’ordre qui ont chargé à plusieurs reprises, ont constaté des journalistes de l’AFP. Certains bars rangent leur terrasse.

"Je demande à toutes les Marseillaises et à tous les Marseillais de se mettre en sécurité et de faciliter le travail des secours et des forces de l’ordre", a écrit le maire de la ville Benoît Payan (divers gauche) sur X.

A Marseille, où la manifestation n'était pas autorisée, des échauffourées ont eu lieu avec les forces de l'ordre à l'issue d'un parcours improvisé qui a réuni environ 10.000 personnes.

Entre 320.000 et près de 500.000 manifestants

Au total 320.000 personnes ont manifesté, dont 70.000 à Paris, selon les autorités qui avaient dénombré la semaine dernière 410.000 personnes. Pour sa part , l'Intersyndicale de la jeunesse a avancé le chiffre de près de 500.000 manifestants dont 200.000 à Paris.

Dans les autres villes, 11.000 manifestants ont été dénombrés par la police à Bordeaux contre 15.500 la semaine dernière. Les syndicats en dénombrent eux 70.000 contre 60.000 le 24.

Les revendications, les slogans

"J'ai l'impression que le gouvernement n'a rien à foutre pour parler un peu vulgairement et ne nous écoute pas". Margaux, 35 ans, à Paris.

"On dit non au prix de la vie, non à l'extrême droite, oui aux revendications des lycéens, oui à la parole des citoyens". Camille Guérin, 31 ans, à Nantes.

"Aujourd’hui la colère dépasse le mouvement des lycéens. On montre notre ras-le-bol général contre cette société capitaliste où les riches sont plus riches et les pauvres sont plus pauvres". Sofia, artiste-peintre, 32 ans, à Marseille.

Sur une pancarte à Lyon : "Même le Père Noël a les boules".

A Bordeaux : "le début du fascisme commence par la peur de manifester".

A La Rochelle : "Massacre des services publics, manipulation des médias, banalisation de l’extrême droite… Il est long, le film d’horreur".

4 commentaires

  • 17:19

    échec total semble-t-il au vu du nombre des manifestants comparé au 24 / 10


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